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À RETENIR CETTE SEMAINE

Les taux de crédit immobilier sont encore bas en septembre (à partir de 2,75 % sur les meilleurs profils), mais la fenêtre pourrait se refermer : la réunion de la BCE du 10 septembre est le rendez-vous à surveiller de près pour la suite.

Bonne nouvelle pour les emprunteurs — mais qui pourrait ne pas durer. En septembre 2026, les taux de crédit immobilier affichent une légère baisse par rapport à août, avec des moyennes de :

  • 3,28 % sur 15 ans
  • 3,40 % sur 20 ans
  • 3,50 % sur 25 ans

Certaines banques mutualistes vont même plus loin avec des offres promotionnelles ciblées pour les primo-accédants. Sur les meilleurs profils, les taux peuvent descendre à 2,75 % sur 10 ans et 3,20 % sur 25 ans.

Pourquoi ça pourrait ne pas durer

L’indicateur à surveiller, c’est l’OAT 10 ans (le taux auquel l’État français emprunte, qui sert de référence aux banques) : il est passé de 3,3 % à 4,1 % en un an. Une pression haussière qui n’a pas encore totalement percolé jusqu’aux barèmes bancaires, mais qui pourrait le faire rapidement.

La réunion de la Banque centrale européenne du 10 septembre est le prochain rendez-vous à surveiller de près. Les analystes anticipent déjà une remontée des taux de crédit de 0,3 à 0,5 point d’ici la fin de l’année, ce qui porterait le taux sur 20 ans vers 3,70-4,00 %. Les barèmes bancaires évoluent désormais tous les 15 jours — un rythme qui laisse peu de place à l’attentisme pour qui a un projet déjà ficelé.

Du côté des prix : stabilité en trompe-l’œil

Les prix, eux, ne bougent presque plus au niveau national : -0,6 % sur un an dans l’ancien, avec des maisons à -0,9 % et des appartements quasiment stables à -0,3 %. Mais la moyenne nationale cache de vraies disparités :

  • Paris et l’Île-de-France semblent avoir trouvé un plancher après des années de baisse
  • Les zones littorales restent résilientes
  • Lyon et Bordeaux continuent, elles, de s’ajuster à la baisse

Un marché qui se resserre par le crédit, pas par les prix

Le volume de transactions donne la vraie mesure du ralentissement : le marché table sur 900 000 à 920 000 ventes sur l’ensemble de 2026, soit un recul de 5 à 6 % par rapport à 2025. Après un pic à 958 000 ventes en rythme annuel glissant en février, le compteur est déjà retombé à 941 000 en avril.

Ce n’est donc pas tant le prix qui bloque les projets que l’accès au financement : les banques resserrent leurs critères de sélection et scrutent de plus près les taux d’endettement, plus qu’elles ne cassent les prix.

Signal à surveiller côté offre future : les mises en chantier progressent de 17,3 % sur un an, mais les permis de construire reculent de 4,8 % sur un mois et de 11,8 % sur un an — de quoi alimenter une tension sur l’offre si la tendance des permis ne s’inverse pas.

🎥 Vidéo associée

Retrouvez mon analyse complète en vidéo sur ma chaîne YouTube [lien à venir].

Ce qu’on en retient

Les taux sont encore bas, mais la fenêtre pourrait se refermer d’ici la fin de l’année. Si ton projet est prêt, la BCE du 10 septembre est le prochain rendez-vous à cocher sur ton calendrier.

Comme toujours, cette synthèse est informative et ne constitue pas un conseil personnalisé — chaque projet immobilier mérite d’être étudié au cas par cas.