Premier achat immobilier – Etape 2/3

La réflexion.

(si vous n’avez pas lu le premier article, cliquez ici)

Une fois que vous avez trouvé votre banquier.

Vous avez avez votre capacité d’emprunt et donc un montant défini. Vous voilà décidé, vous voulez acheter votre appartement, maison ou autre. C’est très bien, mais avant d’aller plus loin prenez le temps de réfléchir à ceci :

 

Pouvez-vous avoir mieux que votre appartement ? Oui !

Mais mieux que mon logement c’est quoi ?

 

Si vous achetez votre logement, dans lequel vous allez vivre, vous voilà endetté pour 25 ans. Une période que vous devrez purger pour pouvoir envisager de faire autre chose. C’est la méthode la plus simple et la plus répandue, mais cela reste, pour moi l’argument pour ne pas agir.

 

De mon point de vue : Mieux qu’un logement, c’est deux logements !

 

Mais pour le « second » je parle de diversifier vos revenus (lien vidéo) en achetant un appartement ou en investissant. Le but est de se créer un second revenu avant de dépenser de l’argent pour soi.

Donc d’un côté, 25 ans de prêt immo qui entache votre endettement, vous bloquant sur l’éventualité de vous engager sur un autre projet du type locatif ou autre.

D’un autre côté, on achète un appartement que l’on loue. Puis on achète le logement dans lequel on va vivre.

 

Et là encore il ne s’agit que d’un ordre… Eh oui, dans cet ordre c’est possible, pas dans l’autre.

En vous annonçant cela, je ne tiens pas compte des aléas de la vie.

 

Maintenant, il est évident que vous vous dites : c’est plus compliqué.

Cependant c’est plus simple que d’obtenir le double son salaire dans votre entreprise.

Si vous êtes patient, vous allez encaisser une somme d’argent en plus, que vous n’obtiendrez nulle part ailleurs dans les 5 ans. Ainsi de nouvelles possibilités s’offriront à vous.

 

Donc au lieu d’acheter directement votre résidence principale, vous changez quelques petits éléments dans cette démarche, vous pourrez alors obtenir par la suite de la même manière, votre logement, et plus encore !

 

Pour pouvoir engager notre réflexion vous allez commencer par allez voir (ou revoir) votre banquier. Et si vous avez une banque d’épargne (Lien) allez la voir aussi.

 

Lors de cet entretien votre conseiller va vous donner votre capacité d’emprunt. C’est ce montant qui m’intéresse. Pour cet article, je vais considérer que l’on vous octroie

100 000 €. Nous allons considérer pour cette réflexion qu’il s’agit de la somme dont vous disposez.

Maintenant avant d’aller plus loin, nous allons mettre au clair des éléments importants dont on ne vous parle que rarement.

 

Ma première question est : Disposez-vous de cette somme ?

 

Non bien sûr, sinon vous ne la demanderiez pas la banque.

 

Avez-vous d’une quelconque manière la possibilité de rembourser cette somme dans l’année à venir ?

 

Etes-vous en mesure de considérer ce montant comme quelque chose de dérisoire ?

 

Avez-vous déjà dépensé cette somme d’un seul coup ?

 

Si cet argent, au lieu d’un prêt soit un don, en feriez-vous la même chose ?

 

Enfin, si vous venez de gagner cet argent au prix de votre vie sur un contrat, l’utiliseriez-vous de la même manière ?

 

 

Pourquoi je pose toutes ces questions ?

 

Parce que aujourd’hui on minimise l’impact de certaines choses sur nos vies.

Par exemple si vous pouvez rembourser la somme que l’on vous prête dans l’année en cours, alors il est évident que l’impact du prêt n’est pas le même que celui qui ne pourra le rembourser qu’au bout de 25 ans. Donc l’engagement de ce dernier, et les conséquences directes pour lui en seront énormes !

Mesurons-nous ce genre de chose à sa juste valeur ?

Car du coup la valeur des biens que l’on achète ne peut être perçue de la même manière. Bon nombre d’entre-nous rêvent de maison. Très bien, joli rêve. Mais avant la maison il y a des étapes. Inutile d’engager toutes ses ressources pour obtenir un rêve immédiatement, qui risque en même temps de mettre en péril le reste de votre vie. Car n’oubliez pas qu’une fois engagé, même si vous avez la maison de vos rêves, il faut vivre. Et vivre implique de pouvoir aussi engager ses ressources pour assumer la nourriture, l’électricité, les impôts…etc…

 

Cette somme que vous empruntez est-elle dérisoire ? C’est-à-dire seriez-vous capable de mettre l’argent sur un support à risque et éventuellement de le perdre ? Je pense que la grande majorité d’entre-nous répondra non à cette question. Pourtant en achetant votre « grosse » maison c’est exactement ce qui se produit ! Car le risque en cascade est énorme ! Votre maison est soutenue par votre salaire, qui est soutenu par votre emploi. Donc vous mettez cet argent dans un système qui n’a qu’une source de revenus… Alors vous me direz mais je me « débrouillerai » toujours ! Sans doute. Cependant financièrement l’engagement total de toutes vos ressources dans un seul projet soutenu par une seule source de revenu reste un risque très grand.

 

Avez-vous déjà dépensé cette somme d’un seul coup ? Certains s’achètent une voiture pour ce prix-là. Le feriez-vous ? Sûrement pas. Pourtant et curieusement vous vous apprêtez à dépenser cet argent d’un seul coup pour un logement qui ne va reposer que sur une seule source de revenu et qui de surcroît va engendrer un surcoût en entretien… De plus ce logement risque de rentrer dans une catégorie difficile à vendre car en surnombre sur le marché. Cela s’apparente au même type de dépense qu’une voiture de luxe pour les personnes qui sont financièrement à l’aise.

C’est-à-dire, un poste de dépense qui flatte votre ego, mais au-delà de la satisfaction personnelle vous n’en tirerez rien d’autre. Alors il faut se faire plaisir, mais cela peut venir simplement dans un second temps. Il est possible d’obtenir cette maison, mais un peu plus tard. Pensez-y.

 

Enfin si cet argent, on vous le donnait ? Le dépenseriez-vous de la même manière ? Représenterait-t-il la même chose pour vous ? Souvent le don gomme l’aspect travail qui génère la valeur de la somme. Le don est une chose agréable mais qui transforme le rapport à la somme ou à l’objet donné. Car il perd sa valeur. Et bizarrement, sur ce type de rapport on se surprend à pouvoir prendre des risques !

 

Pour exemple, et dans un autre extrême, je connais un investisseur qui est resté locataire jusqu’à ses cinquante ans !!! Pourquoi à votre vie ? Dés le début il voulait réussir son premier achat immobilier. Ainsi il a passé sa vie à investir, pour arriver à un parc immobilier impressionnant ! L’année de ses cinquante ans, il s’est payé la maison de ses rêves… comptant.

 

Donc il y a un ordre, qui peut vous permettre d’avoir, investissement et logement personnel. Oui, cela demande un peu plus de temps. Mais la finalité peut être totalement différente. Vous commencerez à capitaliser, à préparer votre retraite, ou à générer une ressource qui vous permettra plus tard de vous lancer dans une autre direction professionnelle ou de profiter de la vie au moment où on le peut.

Lorsque votre banquier vous donne votre capacité d’emprunt, commencez par réfléchir un instant à ce que vous voulez.

 

l’article d’avant ici

A suivre…ici

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